B fachada - san francisco amesterdam

Avant de séjourner brièvement mais délicieusement à Lisbonne j’ai découvert sur le net, le Lisboète B Fachada.

S’inspirant de chants ruraux portugais, Bernardo Fachada est un troisième exemple de la variété - complexité et possible fraicheur des musiques issues des ré-interprétations de « musiques traditionnelles », folk, world, truc.

Là où les mythologies diachroniques se plantent c’est en imaginant une possibilité de figer les cultures, les expressions artistiques et musicales. Là ou la fascination pour la musique pop s’égare c’est en s’imaginant représentante de la modernité musicale là ou parfois il s’agit de technique (instruments, amplification, enregistrement) d’interpretation, de croisements et de re-création comme avec les dérivés des musiques jamaïcaines (incroyable ce qu’a engendré cette île non ?).

Ce que j’aime chez Fachada, c’est qu’au delà de la lueur qui émane de ses compositions, la douceur de sa voix et sa cholie barbe, il brouille les catégories. En fait de tradition, il procède par transmission, apprentissage, invention et transforme loin de la fascination morbide d’une « tradition préservée ». Et ça, ça m’intéresse.

Certains de ses albums sont téléchargeables sous licence creative commons :

Produzido por Walter Benjamin

Sings the Lusitanean Blues