Blonde Redhead - I Still Get Rocks Off

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Quand Blonde Redhead débarque, à la fin de l’autre siècle, on présente le trio comme des protégés de Sonic Youth. Ils passent bientôt sous le giron de Guy Picciotto de Fugazi, pour quelques albums. De quoi dresser le cadre : du rock énergique, mélodique, aérien virant à la noise en live. Label familier, Touch and go, concerts haletants et des morceaux entêtants comme ce « i still get rocks off » qui ouvre leur second album, « La Mia Vita Violenta ».

Le suivant « Fake Can Be Just As Good » est très noise, très influencé DC, on pense à Fugazi (Water) ou The Warmers sur certains morceaux.« In An Expression Of The Inexpressible » (ce titre !) est dans la veine des 3 premiers, noise-rock saccadé et mélodique, mais voit les instruments électroniques s’adjoindre aux guitares de manière soutenue.

Plus de dix ans après, le morceau part en heavy rotation sans complexes. Je lâche plus ou moins le groupe sur « Melody of certain damaged lemons »(2000) que je trouve trop pop à l’époque, presque vendu. Comme quoi les critères changent avec l’âge. La fatigue surement et le ras-le-bol des sous productions genre squatt, j’en sais rien, j’épaissis aussi en dix ans, alors.

Je succombe cependant au EP « Mélodie citronique »(2000) - chanté en langues latines. Et puis, je les perds de vue, je me perds aussi dans les limbes de la presse. Jusqu’à ce que mon frère me propose d’aller les voir hier à l’AB. C’est l’année des retours live (à venir Public Enemy, Einturzende Neubauten, Killing Joke) et l’heure de faire le bilan d’un vieillissement.

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