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Dean R. Koontz, La peste grise

samedi 13 juillet 2013

Tout d’abord je voudrais dire que je DETESTE les couvertures de la collection Science-Fiction de chez Pocket des années70/80. Elles sont quasiment toutes dessinées par Siudmak dont les dessins m’ont toujours fait cauchemardé et on souvent bloqué la lecture des bouquins au corps défendant des auteurs.

Je me souviens particulièrement d’un Pierre Pelot, « Ce chasseur-là », qu’on m’a offert je pense en 86 ou 87 que je n’ai jamais réussit à lire à cause de cette foutue pochette moche. Il doit encore trainer chez mes parents...

Je suis dans une phase de lecture et de relecture de classiques du fantastique (merci le livre numérique) et de furetage en bouquinerie à la recherche de livres d’une soirée, des romans divertissants, vite lus, pour remplacer la télé. Résultat, quelques ovnis pêchés au Masque, des Pockets SF, des classiques du Polar S.F. (sanguine), des souvenirs signé Nouvelles éditions Oswald (Néo), des Robert Laffont argentés... Parmi lesquels malgré son horrible pochette, ce Dean R.Koontz, « La peste grise [1] ».

On est pris au piège du roman grâce à un prologue énigmatique où l’on surprend des plongeurs alors qu’ils s’apprêtent à verser un liquide inconnu dans la réserve d’eau du village isolé de Black River. Puis, sur un coup de fil, ces plongeurs sont poussés au suicide.

Le récit à proprement dit se met en place : Paul arrive avec ses deux enfants à Black River pour retrouver son nouvel amour et passer des vacances méritées. Une grippe curieuse semble s’être abattue sur la ville laissant ses habitants avec des nuits particulièrement agités.

Quelle est cette maladie artificielle et qui cherche, par le biais d’une expérience obscure à prendre le contrôle sur les esprits des habitants de Black River ? Dans quel obscur dessin ?

Le suspens vous tient en haleine, malgré une édition truffée de fautes d’orthographe et de frappe pénibles. Le livre se veut une charge contre les excès scientifiques (une avancée aux mains d’individus détraqués), les medias et la publicité et toute forme d’asservissement des populations à des fins sexuelles, politiques ou religieuses. La culture et la lecture semblent le seul rempart contre le projet cauchemardesque qui se dessine au fur et à mesure de la lecture.

Le dénouement, au regard du sujet semble trop rapide et trop facile et le livre est un peu daté 70’s, période ou des expériences de publicité subliminales défrayaient la chronique [2] et la fiction. Certaines scènes de sexe sadique sont assez limite mais il semble que ça fasse partie des choses reprochées à Dean R.Koontz en général.


[1Encore une traduction fabuleuse, puisque le titre original est Night chills.