Le monde des non-A (Le cycle du non-A)

Une intrigue de type polar et des invraisemblances donnent un beau bordel incompréhensible sauf en se plaçant du côté de la sémantique générale. Plus qu’un roman de science-fiction, c’est un roman sur la connaissance, un roman philosophique.

Y chercher une intrigue plausible, une continuité d’histoire au sens classique ne résulte que sur de l’insatisfaction, puisque que le livre n’est que le prétexte d’une vulgarisation des idées d’Alfred Korzybski, le père de la sémantique générale.

Le livre est une mise en scène de plusieurs axiomes de la philosophie de la connaissance. La carte n’est pas le territoire. Ceci n’est pas une pipe. Ce livre n’est pas de la science-fiction. Comment connaît-on ? Que connaît-on ? La sémantique générale appliquée à l’extrême permettrait-elle de parvenir à une société sans État, sans police ? Publié dans les années 40, en pleine guerre froide, ce livre est aussi une réflexion sur les conditions du totalitarisme...