Oneness of Juju - African rhythms

En ce moment, entre deux revivals-je-déballe-mes-cartons - composés essentiellement de punk et de hardcore, de période antifa et de mouvement de la jeunesse - je bloque un peu afrobeat, africafunk et a/de-scendances. Quand je pense que j’ai vu Fela en concert au Jardin des Amours (Metz) et que perdue entre un mal de bide (déjà !) et le fait que je devais interviewer Polo des Satellites*, j’ai pas vraiment accroché.

Bombardier, le roi des vynils lorrain**, m’avait bassiné sur l’importance du machin, musicale, politique et fait écouter des trucs dans son magasin, mais ça m’est un peu passé au dessus de la tête. Un peu comme quand j’ai écouté Love suprême de Coltrane à la même époque : je savais que ça me plairait un jour, mais là non , pas possible ça me donne mal à la tête, ce qui me branche en ce moment c’est surtout d’écouter Slayer et Carcass à fond !

Ah, l’adolescence quelle période compliquée. Bref.

Afrofunk. Au détour d’une compilation du genre je tombe sur ce « African Rhytms » de Oneness of Juju. Inconnu à mon bataillon, fabuleuse découverte. Je ne sais pas ce que donne la version actuelle du groupe (voir et écouter ici). Après écoute, j’aime beaucoup moins leur son actuel.

Adepte des appellations mouvantes, on retrouve les enregistrements de Plunky Branch, le saxophoniste lead du groupe sous différentes bannières, dont Oneness of Juju, Juju etc... C’est sous l’influence d’un musicien zulu, Ndikho Xaba, qu’il matine son funk d’afrocentrisme musical (de l’album commun « Ndikho and the Natives » on ne trouve guère plus, il me semble, qu’un titre sur une compile). Le groupe des débuts, issu d’une association de musiciens plutôt free-jazz accompagnant des performances théâtrales politiques à San Francisco. Matinée de spiritualité leur musique évolue progressivement dans un univers plus funk que jazz. Juju est une référence à une musique nigériane ou à des forces spirituelles. Le groupe a été ressuscité par la diffusion d’un de leur morceau dans Grand Theft Auto !

* : c’était soit en juin 1988 soit en juillet 1991 je sais plus !
** : Pour ceux et celles qui ont connu l’Oiseau rare, la caverne d’ Ali Baba des années 80/90 !