Swoon et Escif

Swoon

Escif

J’ai découvert Swoon et Escif - une sorte de Folon espagnol et urbain - dans le dernier numéro de Juxtapoz, auquel je me suis abonnée via les geeks de Forbidden zone. On parle de street art, mais on est plus près de Ernest Pignon Ernest - pas vraiment un vandale en capuche. Swoon fait aussi partie de la Miss Rockaway Armada, une équipe de frappas qui construisirent une espèce de radeau de récup et descendirent le Missipi en 2007 et 2008. Depuis, le collectif continue de bricoler des trucs plus ou moins dingues avec des objets sauvés des poubelles.

Je sais plus à qui je disais l’autre jour qu’en Belgique le graffiti et le street art étaient arrivés via les galeries d’art, pour ensuite sortir dans la rue et qu’il fallait pas non plus être dupe : on navigue dans le cadre du marché de l’art, avec sa spéculation habituelle. Ni plus ni moins. Donc là, on parle de gens qui font de la récup, collent de la pâte à papier sur les murs, mais sont payés par des musées, des marques de soda,
des galeries pour le faire. Une fois ça dit, on peut faire les Stendhal à Florence et se pâmer.