Tad - Potlatch

Sur l’album Salt Lick, j’aurais pu choisir le circonstanciel Loser, mais c’est sur Potlatch que se refermera la trilogie carnassière du jour. Tad Doyle
a suivi le parcours traditionnel du rock’n’roll : succès (relatif), drogues, descente aux enfers, ruine... On croirait l’histoire de Dylan Carlson ! (Au fait Tad Doyle, c’est le chanteur et TAD, le groupe).

Un documentaire, disponible en Dvd (vivement noel) « Busted Circuits and Ringing Ears » retrace cette dérive.

Après la traversée du désert, toujours actif, Tad revient avec un groupe de Doom-drone, Brothers of the Sonic Cloth. Talentueux mais malchanceux (il se fait dégager de pleins de labels, se prends un procès débile à cause du détournement du logo Pepsi...), Tad Doyle se vit désormais comme un survivant, heureux d’avoir pu faire de la musique, mais qui est aussi bien à vendre des livres dans sa boutique, et prendre des cours du soir de comptabilité (!).

Tadgarden, sorte de réunion entre Soundgarden et Tad a eu lieu en mars 2009, avec Doyle au chant à la place de Cornell.

Personnellement, j’ai toujours été une grosse fan de TAD, loin devant tout le monde, même les Melvins pourtant ultimes sont loin derrière. Bizarrement, TAD m’a toujours touché - oui, je sais c’est bizarre comme terme - là ou d’autres groupes m’ont simplement plu, alors même que ce groupe a quelque chose de franchement débile, que j’ai jamais rien compris aux paroles et qu’il est difficile de croire à l’éventuelle finesse féministe de ces garçons. C’est surement le côté, Jinx, le look perdu d’avance, trop grand, trop gros... Sur son blog, Monocerotis, il pleure la mort de son chat... En prime à récupérer : Wood Goblins, le morceau qui m’a fait succomber et Glue Machine

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