Tamba 4 - Iemanjà

Petite mélancolie nocturne en mode fusion 60’s venue du Brésil.

Tamba 4 a publié deux albums sur le célèbre label CTI du producteur Creed Taylor, l’exportateur américain de la vague bossa.Célébrité américaine éphèmère pour le groupe brésilien. On doit à Taylor la production, chez Verve, d’Antonio Carlos Jobim, João et Astrud Gilberto, Stan Getz puis, dans les 70’s, il effectua un travail impressionnant auprès de Georges Benson, Nina Simone, Grover Washington, Herbie Hancock....

Les productions Taylor constituent une grande page de l’histoire de la musique américaine, que j’ai découverte récemment, à travers un article de Waxpoetics dans leur numéro the jazz issue. Cette revue, dont les premières parutions datent de 2001, est une sorte de bible acétate, qui plonge à chaque numéro dans l’histoire des musiques afro-américaines. Une revue de passionnés, érudite et élégante, fabuleuse pour les gens qui visitaient encore récemment les villes en fonction de la qualité et l’abondance de leurs magasins de disques comme seul critère de valeur touristique.

Pour en revenir à Tamba, 3,4 ou 5, selon les périodes, ils sont surtout connus pour leur single California Soul, un morceau des obscurs 5th dimension, repris par de nombreuses stars de la Soul et samplé par Gangstarr ou Dj Shadow. Iemanjà, le morceau qui sert de prétexte à ce billet, est à la base un chant de pêcheurs, faisant appel à la protection des dieux marins, ceux du Nordeste mystique cher à Bastide.

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